Stay Signed In
Do you want to access your site more quickly on this computer? Check this box, and your username and password will be remembered for two weeks. Click logout to turn this off.
Stay Safe
Do not check this box if you are using a public computer. You don't want anyone seeing your personal info or messing with your site.
Objectif du Site :Ce site a eu pour objectif de tendre ma disponibilité vers mes amis perdus de vue et qui pourraient interroger le net sur mes coordonnées pour une retrouvaille inchallah.Mais Dieu soit loué, cette bonne intention a été couronnée de succés et nous voilà regroupés à 3 reprises et à chaque retruvaille, il y a des amis qui nous rejoignent..et avec la refonte du bureau de l'association, nous aurons un programme organisé de regroupements périodiques inchallah et un outil de contact assuré entre médersiens
Pour mon contact, il y a lieu de m'écrire vers ma boite :
lam4621@hotmail.com
Au plaisir donc de renouer ensemble notre contact et de revivre notre amitié et l'esprit de franche camaraderie de 7 années d'exercice..
Quant aux anciens médersiens avides de retrouvailles comme nous autres, vous pouvez déjà consulter les sites suivants pour vous mettre à jour sur l'ambiance qui prévaut depuis février 2008 pour nos regroupements et nos retrouvailles, ce qui a permis la relance de l'association et le renouvellement de son conseil, de son bureau et de son président..Et ainsi si nos regroupements se faisaient grâce à l'initiative bénévole et volontaire de nos fidèles amis, maintenant notre association restructurée les gère, les planifie en toute notoriété et ce site qui est devenu le nôtre par force d'usage et d'aboutisssement de l'objectif individuel auquel s'est rallié l'objectif des camarades de ma promotion pour finalement intégrer l'objectif collectif des médersiens dévoués et fidèles à leur culture de franche camaraderie , a ainsi servi de point et d'outil de ralliement et d'ouverture des appétits pour une retrouvaille dont beaucoup ne pensaient pas qu'elle serait autant bénéfique pour nos vocations innées à revivre notre esprit et notre mentalité de médersiens en toute humilité et inavouées jusque là par manque de dextérité dans l'oeuvre associative.
www.bendiff.piczo.com
Un site propre à l'association est en cours d'élaboration et d'enrichissement pour permettre de coordonner toute l'action en faveur des médersiens..déjà il peut recevoir les doléances de anciens médersiens et leur destiner des annonces et communiqués
www.associationdesanciensmedersiens.piczo.com
Reflexion philosophique et métaphysique
Réflexion sur cette longévité accordée aux uns et soustraite à d’autres dans le cadre de cette tendance à la disponibilité après délais pour une retrouvaille nostalgique dont nombreux ont été moins chanceux pour y parvenir et y tendre..
Méditation sur parcours de vie :
Notions de longévité , de mort et de résurrection
Mon parcours de vie est si long par la grâce de Dieu à prolonger mon existence et à animer ma destinée de ce qui épanouit mon âme dans sa subjective lancée vers son "ETRE" par ce jeu de la vie qui s'exécute en se préparant à terme à aboutir à ce que certains nomment le ne "PAS ETRE.." ou le "NE PLUS ETRE.." comme une finalité subie et non choisie, mais que le simple fait de la mort ne peut assurer du fait de la non dissipation de l'être soustrait simplement à la forme d'apparition qui prouvait son existence dans cet effectif humain mais dont l'empreinte ne s'efface que de la mémoire de ceux appelés à disparaitre de la même manière..car s'il y avait une mémoire intemporelle , elle définirait ces passages dans la vie et relaterait donc de leur impuissance à s'estomper de l'ordre des êtres ayant existé et à vocation implicite de subsister au-delà de leur effacement de l'effectif immédiat, car leur impact existentiel rèvèle une réalité insoumise à la dispositon d'anéantissement .. (tout comme les particules de gêne ou d'ADN propres à un être sont probantes dans sa position d'affiliation et d'hiérarchisation en matière héréditaire ou identitaire ), la semence de régénération de ces êtres dissipés de cette forme d'existence demeure imperceptible autant que ces particules végétales en plein désert aride, que rien ne rèvèle, indestructibles à travers les ans, miraculeusement préservées dans le monde des particules et favorables à une réémission,..qui, spectaculairement après la pluie prodigieuse ..elle même relatant du phénomènal processus de composition des nuages,.. de leur drainage par des vents consacrés pour atteindre ces zones déshéritées convoitées..une eau providentielle qui fait germer cette herbe vitale qui revit en pâturages consentis aux cheptels de ces zones arides pour la survie des transhumants de ces espaces perdus dans leur immensité ..que seule la Miséricorde de Dieu instaurateur de ces dispositions clémentes atteint..il y a un Dieu pour ces zones arides et ce Dieu gère bien les destinées et pourvoit à toute chose vivante créée, ..
Questionnement parrallèle à la réflexion innée
Et il est surprenant que tout ce questionnement semble avoir concerné l’espèce humaine depuis la genèse de sa création et depuis plus de 14 siècles, le Coran spectaculairement semble avoir débattu de ces sujets et force pour mon esprit vagabond à la recherche de vérités d’admettre que je dois prendre notion de ces éléments que le Coran cite probants pour une résurrection fatale et fatidique et aboutir à une conclusion digne de réflexion et de recherche : le Coran suit l’humanité dans l’évolution de ses pensées et de son devenir intellectuel indépendamment de sa prêche doctrinale qui relève d’un second domaine de la réflexion..qui n’est pas le but immédiat dans la logique de pensée entamée..
Faisons cas de ces paraboles coraniques qui existent bien avant notre réflexion, pour approfondir notre perception de la chose qu'on ne peut laisser a demi étudiée une fois abordée et laissons la parole divine nous orienter dans notre perception de la chose..une recommandation qui date de plus de 14 siècles et comme elle m'a suggéré une réflexion, je ne dois omettre de l'évoquer même s'il semble que je me dévie de mon sujet initial, car elle retrace un itinéraire de méditation ou d'analyse qu'il n'est pas vain de suivre :
paraboles coraniques :»
Sourate Fatir - Verset 9 : Et c'est Allah qui envoie les vents qui soulèvent un nuage que Nous poussons ensuite vers une contrée morte puis Nous redonnons la vie à la terre après sa mort .C'est ainsi que se fera la résurrection.. »
Sourate Alaraf - verset 57 : « C'est Lui qui envoie les vents en bonne annonce entre les mains de sa Miséricorde.. puis lorsqu'ils transportent une nuée lourde ,Nous la dirigeons vers une contrée morte ,puis Nous en faisons descendre l'eau, ensuite nous en faisons sortir toutes sortes de produits. Ainsi ferons Nous surgir les morts .Peut être serez vous en mesure de vous rappeler ?.. »
Sourate Yassine :versets 77 à 83 :
« L'homme ne voit-il pas que nous l'avons créé d'une goutte de sperme ,et le voilà (devenu) un contestataire déclaré .Il cite pour Nous un exemple alors qu'il oublie sa propre création ,il dit : « qui va redonner vie à des ossements une fois réduits en poussière ? Dis : celui qui les a créés une première fois leur redonnera vie .Il est de toute création Connaisseur . ,Celui qui de l'arbre vert , a fait pour vous un feu duquel vous faites combustion..Celui qui a créé les cieux et la terre ne sera-t-il pas capable de créer leurs semblables ? Oh que si ! Il est le Créateur ,L'Omniscient..Quand il Veut une chose, son Commandement consiste à dire « sois » pour qu'il « soit »..Sublime soit donc Celui qui détient entre Ses Mains le pouvoir de toute chose et vers lequel vous serez ramenés.. »
On est ainsi appelés à méditer sur le phénomène de la mort et du pouvoir créateur de ressusciter toute chose créée..Le Coran nous prend à témoins, prédisant que la science fournira au chercheur le moyen de contempler le processus de création de la structure cosmique..et ainsi sommes nous en mesure de juger de ce pouvoir Créateur ..qui nous lègue le pouvoir de contemplation de sa puissance de création d'abord et de juger des normes de répétition de cette formule de déflagration originelle, source de propulsion d'un univers cosmique,normes propres à recréer un univers semblable.. la puissance qui a mis en réaction en chaine tout cet arsenal d'éléments physiques et chimiques à une échelle grandiose à dimension cosmique ,ne peut elle se permettre les mêmes éléments pour reproduire la même chose ?.. « il est de toute création connaisseur « , c'est-à-dire expert dans ce pouvoir de maitriser toute création..capable donc de la reproduire ou de la vouer à une finalité.. un artisan potier peut fabriquer en série.. et est expert dans son métier.. un Créateur qui crée par un commandement ne peut il être aussi doué pour maitriser son pouvoir ?...il n'est pas vain de méditer là-dessus..et le Coran nous oriente à percevoir cet arbre vert alimenteur d'un feu propre à la combustion..
Ce phénomène de l'arbre vert non désséché, et des plantes similaires, source d'énergie propre à une combustion..n'est pas vain à évoquer ..et le feu n'est pas un phénomène simple autant que le phènomène de combustion qui gère toute l'action future de l'ère industrielle..il n'est pas vain que le Coran invite à cette réflexion..il fait méditer sur le feu comme il faisait méditer sur l'eau :
Sourate AlAnbya , Verset 30 :
« Ceux qui ont mécru n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Et Nous les avons séparés (la fameuse déflagration à incidence cosmique) et fait de l'eau toute chose vivante !)..
C'est après cette déflagration de la masse originelle de l'univers cosmique qui en a dérivé, que la vie est apparue au niveau des algues et chaque être vivant, des mondes végétal, animal ou humain n'a de vie que par sa composition en eau et sa dépendance des molécules d'oxygène et d'hydrogène..
Ainsi la lente dégradation bactériologique d'organismes aquatiques végétaux et animaux tout au long du tertiaire et du quaternaire constituent aujourd'hui les nappes de pétrole qui fournissent des énergies de combustion à usage multiple ,attestant que la vie de ces plantes vertes, ensevelies conjointement avec les fossiles d'animaux marins, en plein cycle de vie dans les matrices profondes de la terre ..ne se perd pas ,mais se conserve en se métamorphosant pour produire à travers les âges de l'humanité des énergies aussi vitales que la coupe du bois, sectionné en bûches pour alimenter un feu utile à l'usage primitif de l'homme..supplanté ensuite par l'usage du charbon d'origine toujours végétale dont l'extraction a permis l'ère de la machine à vapeur ...ses mines proportionnellement aux moyens des hommes de ces époques de pré-industrialisation sont spectaculairement dans des couches superficielles par rapport aux nappes de pétrole très profondes ,lequel à partir de 1950 relèguera l'usage du charbon à des taux allant en décroissant..il semble évident que la destinée humaine est gérée en fonction de ses effectifs et de son évolution..plus ses effectifs s'accroissent ,plus les ressources se renouvellent pour une suffisance approppriée.. le pétrole a bien remplacé le charbon à plus de 70 %.., le nucléaire semble voué à assurer déjà la relève pour l'ère d'après-pétrole avec en parallèle l'énergie solaire, et le domaine de la recherche scientifique reste un champ propice pour la résolution des problèmes de survie et de subsistance humanitaire....le synthétique remplace le textile et comble ses déficits..et ainsi d'étape en étape les ressources se développent avec l'effectif de l'humanité, toujours prise en charge par le concours de ces ressources renouvelables..A travers le monde, il y a toujours une suffisance quantitative en ressources pour l'ensemble de l'humanité..seules leurs mauvaises répartition et gestion déséquilibrent la survie de certaines nations empêchées d'y accéder..
Ainsi , L'être humain étant la consécration de tout cet univers entièrement consacré à sa cause et à son pouvoir d'investigation..,il ne peut être à leur instar destiné à la même transformation ou métamorphose mais reste voué différemment à une meilleure performance de résurrection..car recherché pour lui-même,.
Ces exemples restent des indices évidents de ce pouvoir de la puissance de création sur son pouvoir de transformation et implicitement celui de la réémission non dévoilé car laissé à l'épreuve de la raison humaine de palper son ampleur ou de mésestimer ses capacités en appelant soit à croire communément à un au-delà ,soit vulgairement appeler à l'anéantissement de l'être humain après sa mort..sans égard pour cette œuvre immense de création au niveau de l'espèce comme au niveau des masses composant l'univers.. déclamant injustement le pouvoir de la puissance d'émission et de création d'atteindre cette phase du sort humain comme une fatalité qui met en échec ce même pouvoir à ressusciter un simple mort, la complexité étant dans la vie et dans l'émission..l'évaporation de l'eau est une chose simple son élaboration originelle étant la plus complexe..révélant un pouvoir sublime de création et de conception..
Ainsi rien de la chose ne se perd, une fois créée..
.. l'anéantissement des êtres créés ne semble jamais être la vocation de cette espèce mais l'inverse semble avoir été produit..donc cet effacement de l'être au niveau de la perception humaine ne serait ce pas une disposition spectaculaire autant que le phénomène de la création à vouer ces créatures à des formes d'existence que seule la puissance d'émission gère... ???
Savoir que la mort n'est pas la mort de Soi,
Mais un Soi émis sous une imperceptible forme
Tout comme l'eau s'évapore et subit sa nouvelle loi
Planant en molécules et se reconstituant en répétant ses normes..
et certains trés sages, sachant cette fin inéluctable, soupirent aprés "une belle mort" pour embellir cette disposition de passage vers cette forme de « dissipation de l'être » , tout en restant recensé et bien vécu.. mais tout prétendant à cette « « belle mort » » ne sacrifie pas pour autant ce souffle de vie restant et exige au préalable que sa destinée s'épuise paisiblement, expirant à son juste terme, sans précipitation de ses délais et vouée par elle-même à se ranger définitivement , laissant à la postérité, le soin de la rattacher aux flots des vécus de l'espèce humaine pour une interprétation millénaire de l'histoire de l'humanité..dans une lecture relative et subjective du phènomène..la seule bonne lecture étant celle qui transcende tout cet ordre de choses, avant et aprés la fin des temps..
***
Le cours d’une destinée
Inexorablement donc ma destinée menait son libre cours, me dupant sur ma volonté de choix ou d'option ..et ainsi me faisant enregistrer un parcours long à raconter,long à analyser et long à évoquer dans sa seule facette de relations avec ceux vers lesquels je tends en ce moment..
et ce parcours est également si dense que je ne peux recenser les belles âmes que j'ai côtoyées et qui m'ont laissé le goût de vivre cette plénitude de la relation humaine..en commençant par les souvenirs d'enfance alternant entre la vie à la campagne et la vie dans la cité pour la scolarité primaire..un internat prématuré dans l'enfance, puisque mes parents avaient loué les services d'un couple pour nous prendre en charge dans notre résidence secondaire en ville ,.ce qui nous extirpa dès l'âge de 6 ans du cocon familial , subissant cette frustration pendant les périodes scolaires du cycle primaire..De même ,un garde forestier ami de nos parents , qui habitait une maison d'astreinte en pleine forêt avait placé avec nous ses enfants Nadra et Mourad , lesquels après un temps assez suffisant pour s'ancrer dans nos souvenirs ont changé de résidence , la mutation de leur père ayant mis fin à leur séjour à Bou-Saada.. On a perdu leur trace depuis !!.., malgré la force du souvenir commun.. qui devait les ramener à notre recherche..notre résidence de l'époque étant toujours repérable ..
L’internat de 7 ans au Lycée Franco musulman de Ben Aknoun (Lycee Amara Rachid après l’indépendance ):
et puis cette tranche de vie dans l' internat du lycée FRANCO MUSULMAN de BENAKNOUN qui s'étalait sur 7 ans pour chacun.. (l'enseignement englobait les cycles moyen et secondaires..de la 6eme à la terminale..)..avec des condisciples de 7 promotions , en voisinage permanent ..,les ainées et les cadettes par le phènomène de remplacement des effectifs sortants par ceux entrants..et de l'impact spécifique de ces générations interférant entre elles.. se côtoyant en classe, au réfectoire et un voisinage de lit dans les dortoirs.. ce qui mit en vigueur une espèce de relation privilégiée ,érigeant une communauté propre à cette forme de vie , aux moeurs socialement bien éduquées , régulée dans ses comportements individuels ou collectifs..et ce sont les générations de rachidiens ...des èlèves pétris par une mentalité forgée par cet amalgame de valeurs..imbriquées pour un rendu spécifique à ce concours d'éléments inédit jusque là..
l'attache fût presque familiale mais sans contrainte d'hiérarchie ou autorité patriarcale..imprégnée des raffinements des cultures françaises et arabo-musulmanes réconciliées au niveau de cette même mentalité positivée par l'esprit el l'âme de cette vocation à l'assimilation sans préjugés dans le domaine du savoir et de la culture, ....fructifiée par ces enseignements prodigués par d'éminents professeurs ..dont la prestance en moralité et le charisme intellectuel hantent positivement nos mémoires..ou encore cette prospérité en ressources humaines des effectifs en circulation dans cet établissement (800 èlèves issus des différentes ethnies qui composent la nation et plus de 100 éléments pour l'encadrement et l'administration )..se mouvant dans l'harmonie du système..regroupant des élites intellectuelles .., Que de bons souvenirs évocables et sans faille dans la globalité du fonctionnement assurant une croissance communautaire d'un « esprit MEDERSIEN » à ce groupe ,..de l'adolescence jusqu'après majorité ..armé de la piété de la discipline.. de la rigueur du savoir, voués au bien être individuel formé à celui du collectif ..ambiant et serein..avec des valeurs patriotiques soudainement révélées et exercées désormais en toute notoriété , ,s'ancrant pieusement et solidement dans les mœurs des èlèves éprouvés au quotidien durant ces dernières années de la lutte armée ..,..
l'amitié y fût fertile et féconde..les affinités élisent des groupes et des liens..les tempéraments sont variés et chacun se range dans son cercle qui se définit..les comportements sont respectueux et généreux en estime..chacun de chaque promotion de ces générations là..garde une nostalgie profonde de cette vie communautaire au modèle qui s'est estompé faute des valeurs de composition de son moule d'enseignement et de son cadre ,c'est-à-dire, la qualité bi-culturelle de l'enseignement, la durée d'internat..l'altérité en harmonie entre les enseignements prodigués dans le même cycle..La vie dans une telle sphère et de cette durée là fait que la relation s'incruste autant que celle de la famille mais en plus envahissant car plus intime dans la perception des vécus de chacun exposés en constance à leur mutuelle interférence, partageant le même sort et le même rendu d'existence au quotidien de ces années consécutives..la relation en cette enceinte là est d'un cachet spécial et l'empreinte ne peut être que gravée marquant le lycéen franco-musulman ou MEDERSIEN de son effigie , .. les délais de cette scolarité chevauchaient entre les dernières années de la lutte de libération ..avec ce lot quotidien d'êvenements qui secouaient le pays et vécus amplement au niveau de la capitale et au niveau du Lycée qui a été ébranlé par les assassinats perpétrés par l'OAS contre son corps arabo-musulman enseignant..et une période égale vivant ce lendemain d'indépendance où tous les espoirs étaient permis avec la dignité arabo-musulmane retrouvée.. et une autonomie d'émancipation de l'identité nationale jusque là étouffée..
Le mode d'enseignement aussi avait sa particularité.. initié par la France en voie de déperdition de sa vocation coloniale en Algérie ..était d'une particularité spéciale..l'appellation « médersiens » ou encore "lycée franco-musulman de Ben Aknoun, pour ce qui sera le lycée Amara Rachid aprés l'indépendance, du nom de cet élève du lycée tombé en martyr au champ d'honneur.. (après une grêve d'étudiants en mai 1956 ,une grande partie des effectifs d'èlèves majeurs de ce lycée avait pris le macquis , sur instigation d'Amara Rachid, ce qui provoqua la fermeture temporaire du lycée jusqu'au renouvellement de ses effectifs..) Cette appellation de lycée « franco-musulman » était une manœuvre tactique française de dernière minute pour duper sur sa politique coloniale séculaire d'effacement de l'identité arabo-musulmane du pays..cet établissement fût inauguré en 1953 par le Gouverneur d'Algérie Roger Léonard..et la France laique d'énoncé mais toujours en croisade en pratique,tentait de favoriser par les faits et actes , l'expansion de la religion chrétienne au détriment de la religion islamique refoulée dans des sphères marginalisées ..mais cependant préservée en force car vécue en parallèle des sphères d'influence coloniale..les humbles médersas coraniques..les petites revues autorisées...les timides associations des oulémas..etc..
Et paradoxe ce sont les oulémas musulmans qui appelaient à la laicité des institutions et de l'enseignement !!..et malgré tout l'arsenal déployé pour l'effacement de l'identité algérienne de la vie politique et administrative du pays ..par cette disposition même la France candidement avait contribué à assurer la prospérité d'un parallèle de culture arabo-musulmane duquel la France était bannie et dont elle mésestimait l'ampleur ,ce qui érigea cette association d'oulémas musulmans marginalisée en apparence mais derrière laquelle tout un peuple vivait sa clandestinité identitaire pour la proclamer d'un seul bloc en 1954.. enseignant à la France ce que 2 mots dans la riche langue de Moliere suffisent pour dire que le temps n'est pas à la disposition de qui veut le rattraper une fois passé comme le faisait remarquer De Fontenelle à une écrivain qu'il a formé ,qui a usé d'ingratitude et qui lui présentait ses excuses après délais ..laquelle savait lui avoir soustrait son assistance indispensable pour ses travaux, le questionnait sur ses activités.. il lui avait répondu qu'il ne s'arrêtait pas de s'émerveiller devant la richesse de la langue française..intriguée elle demandait quels étaient ces 2 mots ?..: « trop tard !!..»avait-il répondu ..
Bref, cela nous valût la double culture et le bilinguisme utile de nos jours..Avec la bénédiction de la France ,la théologie musulmane fût une matière spectaculairement rajoutée au programme d'enseignement laique des lycées Français et la langue arabe jusque là refoulée sous le statut de langue « indigène » sans notoriété linguistique ,autant que les dialectes..(nationale après l'indépendance..) également fût introduite dans l'enseignement ..,dans la séduisante expression littéraire des poètes antéislamiques et après Islam et dans le verbe coranique divin..on se délectait dans son étude animés par un patriotisme évident.. et une soif de récupérer nos éléments linguistiques et religieux identitaires de notre nation..le reste des matières se prodiguait en Français ce qui expliquera que les carrières futures des èlèves de ces promotions sera assurée en langue française..et ils restent les meilleurs francophones que la France peut se vanter d'en recenser..à travers le monde car ils la prêchent par leurs comportements dans la séduisante expression de Molière..
.ainsi l'étiquette de « medersiens » ou de «franco-musulmans » et de « Rachidiens » plus tard comme on nous nomme toujours, subsistera en tant que valeur intellectuelle et en réalité bi-culturelle évidente , arborée sereinement, probante de la complémentarité des cultures universelles..et de la juxtaposition des éléments d'épanouissement de l'être humain par le jeu d'interférence des civilisations et des langues.. Un rachidien reste l'exemple évident de porter en lui l'harmonie entre 2 civilisations que tout le monde accuse d'être conflictuelles,..et ce lycée en a vécu l'harmonie.. avant que les conflits sur le plan universel ne naissent par suite des erreurs de comportements à tous les niveaux, individuel, communautaire et confessionnel..et bien sûr sous l'influence des manœuvres des puissances mondiales sur les plans politiques et économiques et ces enjeux énergétiques qui désignaient en proie le monde arabe affaibli déjà par l'ère coloniale et disloqué ,perdant ainsi son entité arabo-musulmane, réduit à des frontières établies par le colonialisme et vouées à davantage de dislocation par réaction vindicative des puissances coloniales défaites à cultiver le sens tribal et la division ethnique au sein des pays qu'elle exploitait et qu'elle cultivait pour régner sans contestataire..les exposant ainsi dès l'indépendance à des conflits tribaux ou ethniques..
Ces promotions de Rachidiens sont donc repérables à leurs mentalités qui de par leur éducation sont immunisées contre les perversions de l'esprit et de l'âme même si les fonctions politiques et administratives de certains peuvent à la longue déranger leur nature par usure de subir la pression d'une hiérarchie aux moeurs inadaptées à l'esprit de bonne gestion intellectuelle des affaires publiques..Cependant l'étiquette intègre des rachidiens semble avoir été bien préservée car la magouille n'est pas dans leur culture..sauf pour de rares exceptions qui confirment la règle..
j'ai eu la joie de récupérer quelques amis avec lesquels j'ai retrempé dans notre ambiance..on a fait l'effort de nous rétablir dans nos souvenirs et de revivre nos retrouvailles en nous rafraichissant de certains décors privilégiés dans nos nostalgies de lycéens..et on s'est donné le pacte de toujours répéter cela..et chose acquise..un ami qui ,grâce à Dieu jouit de sa bonne mémoire m'a permis de poser un nom sur tous ces visages bien estimés et connus ..mais que je n'arrivais plus à identifier sur les photos de classe que je lui avais ramené à cette fin..leur identité m'échappait et quelque peu rétabli dans ma vielle perception de mes camarades, cela m'a ouvert l'appétit de renouer avec tous ceux dont la disponibilité les ramène à ma portée..et chose subitement étrange dans ma conviction qui ne s'en alarmait pas,.je me découvrais m'être écarté de tous les circuits..
..puis chacun de nous a eu un parcours dans le cycle universitaire ou dans un institut de formation ou bien a rejoint très tôt la vie civile contraint par des conjonctures qui lui seraient propres.. il semble qu'il est temps de réveiller ces amitiés recueillies tout au long de l'exercice de nos destinées qui nous mettaient en rapport ..par ces hasards de rencontres et d'harmonies des sorts interférant dans leur exercice..
Bref..et peut être beaucoup d'entre vous sont dans mon cas,..amnésique jusqu'à un certain point, victime de cette fatalité d'exil à laquelle j'étais résigné ,paraissant volontaire mais imposé par ma gêne de devoir demander à un ami si bien côtoyé jadis :rappelle moi ton nom.!!. j'ai reporté longtemps l'envie de refaire surface dans la sphère de la relation humaine telle que la dicte le bon sens des êtres responsables..assumant toutes leurs attaches et leurs connaissances avec un souci d'actualisation selon l'évolution et la disponibilité de chaque cas..
Donc par souci de me rétablir dans ma présence envers ces liens de connaissances côtoyées et valablement fréquentées jadis..j'ai fait cette démarche et aussi d'analogues..Donc mes amis..excusez moi pour mon absence de votre estime et de nos bons souvenirs communs..me revoilà avec l'aide de Dieu..
PS : il y en a pour qui je suis Lamine car ceux là m'ont connu intimement ..en effet, c'est mon prénom usuel initié par ma famille et mon entourage immédiat.et ceux pour qui je suis Abderrahmane ce sont principalement ceux qui m'ont enregistré ainsi sur lecture de mon état civil ,au moment de mon affectation à un établissement scolaire ou universitaire et a un quelconque poste de ma carrière professionnelle sur la base de mon dossier administratif conforme à mon appellation d'état civil..donc ce sont mes collègues de travail..aussi je me suis publié avec l'humilité requise..dans les 2 appellations..
PS 2 / Sur initiative d'éléments de ma promotion ,le 28 février au centre hippique de Blida, une réunion a regroupé bon nombre de nos condisciples, et ce fût une journée mémorable d'autant plus que l'éminent professeur Mr CHERIFI ,(l'un des rares survivants de cette génération de profs ),y a assisté et sa présence en elle-même ressuscitait en nous la valeur symbolique d' une pédagogie incomparable de notre époque avant cette ère de tâtonnement dans le domaine de l'éducation..il nous a tenu un discours pathétique qui a fait verser des larmes ..les photos prises sont loin d'avoir enregistré les émotions vécues dans ces retrouvailles inespérées jusque là..merci aux organisateurs et à Mr Semmari qui a pris à sa charge tous les frais..ce regroupement s'est promis d'instituer une tradition similaire tous les 6 mois inchaAllah..
De bons condisciples se sont inspirés de cette réunion du 28 fevrier 2008 pour proposer un regroupement au sein de l'enceinte même du lycée Amara Rachid.. leur initiative a été couronnée de succés et une grande partie de médersiens et de franco musulmans se sont retrouvés ce 22 mai 2008.. réunion dont l'esprit et l'âme sont fidèlement rapportés par l'article de Mr Kamel Bouchama paru dans le quotidien l'expression du vendredi-samedi 31 mai 2008 ,accessible avec ce lien :
http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-05-31/53048.html
SITE MEDERSIEN : WWW.BENDIFF.PICZO.COM
MÉDERSIENS
Les grandes retrouvailles
31 Mai 2008 - Page : 8
Les Médersiens? Qui sont-ils? On en parle souvent, mais nombre de gens ne connaissent pas leur origine et encore moins leur «destination»...
La France coloniale, qui a cédé aux pressions des nationalistes en autorisant l’enseignement de la langue arabe, dans des établissements dits «Lycées franco-musulmans», pensait voir les promotions d’élèves se diriger vers les fonctions de «Tordjmane», (traducteurs) et «Bach ‘âdel», (juge suppléant) de la justice musulmane. Elle n’a pas eu ce qu’elle escomptait car, à part quelques diplômés de la Médersa, et parmi les tout premiers qui ont été dirigés vers ces fonctions, les autres de la «Thaâlibiya», de la rue Bencheneb et des lycées de Ben-Aknoun, de Constantine, de Tlemcen et bien après de Kouba - pour les jeunes filles -, ont choisi les branches scientifiques et culturelles. L’Algérie est fière aujourd’hui de compter parmi cette race de diplômés - malheureusement en voie de disparition - un nombre important de hauts cadres de la nation dont 28 ministres, une quantité appréciable d’ambassadeurs, d’officiers supérieurs de l’ANP, de walis, de P-DG, de professeurs de médecine, de professeurs d’université, de chercheurs-universitaires, de hauts fonctionnaires d’Etat et enfin de médecins, d’avocats, d’architectes etc. Certains parmi ces bon crus, des différentes promotions, se sont retrouvés un certain jeudi, au Lycée Amara Rachid...
Que se sont-ils dit?
Jeudi après-midi, une effervescence toute particulière se dégageait de l’entrée et de ce légendaire hall du lycée Amara Rachid, où de vieux élèves - une moyenne d’âge de soixante ans et plus - se bousculaient comme des «potaches» pour se frayer un passage et étreindre ceux qu’ils n’ont pas rencontrés depuis des lustres...Un mouvement de grands jours faisait que tout ce beau monde s’agitait d’impatience pour renouer, en l’espace d’un après-midi, avec cette magnifique ambiance de ces années scolaires dans cet endroit mythique, la «Médersa de Ben-Aknoun». En effet, ces anciens qui rêvaient de grandes choses, sont venus pour se permettre d’en faire au moins de toutes petites: retrouver les amis de classe, revisiter l’Histoire de ces lycées d’enseignement franco-musulman, reconquérir ce microcosme qui regorge de tant et tant de souvenirs..., de merveilleux souvenirs, entendons-nous bien et, enfin, passer un moment agréable dans un climat convivial, chaleureux et fraternel. C’était cela la rencontre des «anciens Médersiens» de ce jeudi 22, dont la caractéristique première se situait dans cette masse de cheveux blancs qu’arboraient de vieux copains, gais ce jour-là, comme des écoliers à la veille des vacances scolaires.
Une mémorable journée
Ils sont venus de partout. Ils sont venus pour se regrouper en famille, parce que les Médersiens sont une seule famille, que dis-je, une grande famille. Plusieurs ont fait le déplacement depuis Adrar, Timimoun, Béchar, Tlemcen, Ghardaïa, Guerrara, Laghouat, Boussaâda, Aïn-Bessem, Bouira, Ksar El Boukhari, Berrouaguia, Médéa, Ténès, Miliana, Cherchell, Dellys, Tizi Ouzou, Béjaïa, Sétif, Constantine, Annaba et autres villes de l’intérieur. Il y a même quelqu’un, un ancien élève du «franco-musulman», qui a effectué le déplacement depuis la France, le jour même de la réunion, après avoir pris connaissance du communiqué paru dans la presse nationale.
Ils sont venus pour célébrer ce jour et le désigner comme une occasion de relance, une relance effective. Ils sont venus car ils voulaient se voir, s’embrasser, se raconter tellement de choses et de choses, renouer avec les bonnes traditions de rencontres et de concertations. Ils voulaient se sentir tout près en ces circonstances où se perdent la solidarité et le besoin de s’unifier afin de s’affirmer en tant que citoyens capables d’assumer, dans les vastes champs d’action qui sont les leurs, les multiples mutations qui doivent transformer notre pays.
N’était-ce pas des moments forts, pleins d’émotion, quand on voyait arriver Cheikh Belhadj Chérifi, ancien professeur pendant les années 58 jusqu’à l’Indépendance, actuellement professeur d’université, et accueilli avec grand respect, à l’entrée du lycée, par son élève l’ancien ministre et ambassadeur Kamel Bouchama? N’était-ce pas des moments exceptionnels quand l’architecte Djani Mohamed et son beau-père Ahmed Dakhli, 93 ans, ancien sous-préfet - lui-même médersien, de la promotion de feu Mustapha Lacheraf -, se tenant par la main, pénétraient dans le hall du lycée sous les applaudissements de cette foule d’anciens élèves, qui était toute fière en ce jour de belles surprises? N’était-ce pas des initiatives insolites dans les traditions de l’éducation quand un père, pour sensibiliser ses enfants, peut-être plus, pour plastronner devant eux - et il en a tous les droits -, les a conviés à cette rencontre pour leur montrer ses amis, ses véritables amis, et dans quel milieu prospère et sain a-t-il grandi? Oui, ce fut une image mémorable que celle de Mustapha Baçri, un camarade de classe, flanqué de ses deux grands enfants qui arboraient des sourires de bonheur sur des visages que rendaient encore plus rayonnants des cheveux grisonnants. «Ce sont mes deux grands!», me dit-il, avant même de me laisser le temps de le questionner, «et je suis grand-père depuis longtemps», ajouta-t-il péremptoirement, tout fier d’appartenir à cette race de Médersiens...N’était-ce pas «magique», et le terme est à sa place, quand se rencontrent deux anciens élèves de la «Thaâlibiya» de Sidi Abderrahmane - c’est de là que nous tirons notre origine -, le colonel Mustapha Ayata et Tayeb Attouche, pour papoter sur l’enseignement d’aujourd’hui qui nous inspire de la compassion et, tout de suite, rebondir sur les grands moments du Lycée franco-musulman et les éminents poètes, leurs préférés, Bachar Ibn Bord et El Moutanabbi...? L’Histoire, qui reconnaît à Ayata de grands «exploits» dans le canal de Suez en 1956, et au fin limier de la plaisanterie Tayeb Attouche, aujourd’hui cadre supérieur en retraite du ministère des Finances, ses prodigieux résultats pendant toute sa scolarité, confesse également à ces deux anciens élèves cette remarquable fidélité dans l’amitié et cet impressionnant respect à leurs maîtres.
D’ailleurs, Abdelhamid Mehri qui faisait partie des personnalités présentes aux côtés de quelques anciens ministres, ambassadeurs, cadres supérieurs de l’Etat, tous anciens Médersiens, n’a-t-il pas affirmé lors de sa prise de parole qu’Alger, Constantine et Tlemcen - entendez par-là les lycées franco-musulmans -, de part les programmes qu’ils prodiguaient à leurs élèves, ont produit de meilleurs cadres pour le pays, ceux-là mêmes qui ont le plus de mérite dans la préservation du bel arabe, cette langue longtemps chahutée par le colonialisme? N’a-t-il pas insisté sur le fait que ce potentiel de jeunes Algériens était sciemment tenu à l’écart par les Français qui l’ont exclu du cercle de l’apprentissage d’une troisième langue, à savoir l’anglais, de peur qu’il aille envahir et «déranger» encore l’Europe par son volume de connaissances dans les hautes technologies et par son engagement dans la meilleure production? Et le professeur Belhadj Chérifi, n’a-t-il pas souligné le niveau élevé de ses élèves, pendant ces années de gloire, et n’a-t-il pas loué leur dévouement dans la poursuite de leurs études, malgré toutes les difficultés que noyait, fort heureusement, cet esprit de solidarité et d’entente fraternelle? Oui, tout ce constat a été majestueusement repris et synthétisé dans une mémorable poésie qu’a déclamée notre professeur d’«autrefois», le poète Annani, connu pour ses belles rimes et ses splendides métaphores.
Et Rachid Djennane, que dire de lui à cette occasion? Voilà un autre avocat qui n’a pas oublié ses aînés, ceux parmi les étudiants, qui ont rejoint le maquis après cette fameuse déclaration de l’Ugema, le 19 mai 1956. Eh bien, Rachid a tenu - ce qui était d’ailleurs inscrit dans le programme de la rencontre - à rappeler à ses frères médersiens cette glorieuse épopée des étudiants algériens. Comme dans une salle d’audience, en un style oratoire digne de ces pointilleuses plaidoiries, il nous assénait des vérités de voix forte. Il affirmait entre autres: «Commissaires politiques, agents de liaison, soldats, infirmiers, médecins, agents des transmissions, professeurs dans les écoles de cadres de l’ALN ou représentants de la Révolution à l’étranger, les jeunes se sont engagés dans la vie militante avec toute leur ardeur, avec toute leur intelligence et toute leur fidélité. La grève générale a été bénéfique à plus d’un titre. Elle n’a pas seulement anéanti la conception colonialiste de l’"intellectuel-francisé-coupé du peuple", elle a permis aussi à un grand nombre de jeunes et d’étudiants de devenir des militants éprouvés et des cadres valeureux sur lesquels la Révolution pouvait compter. L’exemple admirable de ces premiers combattants a ouvert la voie à toute la jeunesse algérienne qui a brisé les barrières de la peur et du doute.»
Une grande émotion
Mais, dans tout cela, que restait-il à l’autre élève, Maître Mohamed Chekirine, camarade de promotion, qui venait après plusieurs intervenants, nos professeurs, notre ami Rachid et surtout l’impressionnant Annani, faire le panégyrique des Médersiens, dans des vers richement élaborés? Il lui restait quand même quelque chose, dans cette ambiance de générosité, il lui restait: la satisfaction d’avoir laborieusement et chaleureusement hissé au pinacle un enseignement, des amis et des maîtres que nous avons toujours aimés et célébrés. Quant à nous, nous avons eu ce plaisir de l’avoir suivi et applaudi pour les beaux restes qu’il détient encore de cette langue qu’il a toujours si bien manipulée.
C’est dire que ce jeudi-là, il y avait uniquement des élèves dans cette assistance où l’émotion prenait le dessus..., en effet, beaucoup d’élèves qui ont pris de l’âge, à l’image des Ahmed Dakhli et Maitre Benzine. Ce jour-là, il n’y avait pas de place pour douter de notre appartenance à cette lignée qui a toujours donné de bons crus. Et l’ombre du doute, en pareille circonstance, est vite emportée par cette image encore vivante de ces valeureux savants et professeurs qui ont fait la gloire de la «Médersa», les Bencheneb, Ibn Zekri, Cheikh Nour Eddine, Aouissi (El Mecheri) Ould Rouis, Agha, Belgrade et consorts.
Ce jeudi-là - pour répondre à certains en mal d’inspiration -, il y avait surtout cette ambiance «bon enfant» qui chassait la nostalgie pour nous faire revivre le passé avec cette projection sur un présent qui doit être plus ordonné et mieux observé. N’est-ce pas, comme disait Stendhal, que «la plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, et ce moment est celui où rien ne leur semble impossible?»
Cette magnifique opportunité nous fait dire que ceux qui ont joué le défi, en montrant à l’occasion de cette rencontre conviviale, jusqu’où pouvaient-ils aller dans la suspicion, ont virtuellement échoué et perdu certainement l’estime de centaines de Médersiens qui n’ont pas apprécié leur approche et encore moins leurs «déclarations tendancieuses». Ceux-là doivent savoir que nous sommes une famille unie et que jamais nous n’agirons dans le flou, pour que l’on vienne nous affubler d’irresponsables ou qu’il faille nous traiter avec beaucoup de «prudence». Franchement, pareille chose, c’est-à-dire le flou dont nous sommes accusés, ne pouvait figurer sur nos tablettes pendant un regroupement qui s’est préparé au nom des anciens Médersiens, et non sous l’égide d’une quelconque association qui, malheureusement, est en train de battre de l’aile, au vu et au su de tous. Cependant, nous prenons acte de tout cela, et répondons à la manière des sages que «le but de l’ambition s’évanouit avec l’essence même de son existence!»
Enfin, pour toute autre réponse, nous affirmons que les Médersiens, une race à part, ne sont ni corvéables, ni malléables pour être «chosifiés», manipulés et jetés, comme cela, dans l’étuve de l’inconscience et de l’inconstance pour servir d’appât aux manoeuvres politiciennes. C’est parce que la Médersa nous a appris à nous élever au-dessus des passions, des bagatelles et des enfantillages, et de nous rendre utiles et dépositaires des choses les plus importantes que sont les sciences, l’amour du prochain, bref, la culture du beau et de l’élévation vers le progrès.
Nous ne terminerons pas ce témoignage à l’endroit d’un monde qui a joué un rôle déterminant dans la formation et l’éducation de la jeunesse, dans des moments très difficiles, sans remercier, du plus profond de nous-mêmes, la Direction du lycée Amara Rachid, et l’ensemble du personnel de l’établissement, qui se sont démenés, en pleine période de préparation d’examens, pour nous assurer un excellent regroupement. Un hommage particulier est adressé à Madame la Proviseur pour toute l’attention qu’elle nous a prodiguée. Un grand bravo également pour cette équipe de Médersiens, une équipe composée de grands professeurs de médecine et de hauts cadres de la nation qui ont tout fait pour nous garantir le succès de cette mémorable rencontre. A d’autres rendez-vous Inchallah.