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Site recommandé pour une librairie de photos et d'oeuvres d'art du peintre Nasserdine Dinet :
www.bendaoua.piczo.com
Petit bonus pour nostalgiques de Bou-Saada
(clip video et musique douce)
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Ecrit d'Armand Ferrero en 1915 :
Un palmier de Bou-Saâda
Un palmier domine toute la palmeraie de Bou-Saâda Et, ce roi de l'oasis, je le vois en imagination, comme si je le voyais des yeux, se dessiner échevelé dans le couchant empourpré, au-dessus d'une mer de verdure, au bout de l'immense plaine du Hodna. A ce souvenir, un sentiment de grandeur indescriptible reste en mon coeur. Je n'oublierai jamais ce géant du désert.

Les arabes le vénèrent comme un Dieu; et lorsque le "Kamess" fidèle y monte couper les régimes, il laisse, attaché aux palmes, son foulard en signe d'offrande. Cet infiniment petit bout d'étoffe rouge flotte au moindre souffle du vent depuis, un beau jour, on ne voit plus. la rafale l'a mis en lambeaux et a emporté jusqu'au dernier morceau.

Le pauvre arbre a senti le "mendjel" tranchant le séparer de ses fruits pendant que l'on jouait du tam-tam, au bas, et que les Mauresques poussaient de joyeux you, you ; il a été en proie aux froids et aux tempêtes de l'hiver et le revoilà en paix.

Son tronc est grêle, droit comme un jet qui s'élève de terre, il est de tous les tons noirs, dégradé, aussi il est difficile d'y grimper. Son panache se détache en parasol dans l'azur; sa tête est bien dans le feu du ciel. il semble promener sur tous les autres palmiers, ses inférieurs, son haleine que produisent ses palmes balancées par le vent. Par les temps calmes, immobile, il regarde comme un grand-père les jeunes palmiers au feuillage d'un beau vert tendre encore poudré de blanc. Et lui, séculaire toujours vigoureux, ses feuilles sont rigides, épaisses, d'un vert foncé qui s'assombrit sous les nuages, devient noir sur un fond gris, s'éclaircit après la pluie et a , à la lumière vive, des reflets d'un bleu céleste.

Pendant les journées du mois d'août, il est couronné d'une auréole de poussière d'or. il demeure impassible, mais son feuillage s'estompe. Les régimes qui apparaissent microscopiques, lors de la maturité des dattes, ont un éclat jaune de Naples et orangé. Il a alors la visite de l'étourneau qui vient se régaler de ses plus beaux fruits dont il en est très friand. Celui-ci en a fait son domaine car il n'a pas à craindre si haut l'atteinte du chasseur et, une fois bien repu, il se met sur une palme et entonne son chant sur des notes aiguës qui parcourent les airs.

Quand souffle la tempête, ce palmier courbe la tête mais ne rompt jamais, et, aussitôt qu'elle cesse, il reprend son attitude roide. Ses pieds baignent dans l'oued; ses nombreuses racines enchevêtrées, ressemblant à des cordelettes en poil de chameau, le fixent solidement au sol; elles retiennent aussi la rive et empêchent les crues d'emporter le jardin voisin.

Il entend continuellement le glou - glou de l'eau sur les galets, la rumeur des laveuses et tous les bruits jusqu'à ceux du plus profond de l'oasis. le muezzin, seul, au sommet de la colline, et, du haut du minaret, est plus élevé que lui. Il a l' oeil sur tout l'univers. Son chant, qui a je ne sais quoi de divin, plane cinq fois par jour sur toute la palmeraie, et, dans un silence auguste, ce grand palmier semble commander à ses frères le prière.

Le dattier est l'arbre nourricier du désert; sans lui le Sahara serait inhabité et inhabitable. On comprend la reconnaissance des arabes pour cet arbre qui prospère dans le sable, qui reste vert quand tout autour de lui se torrifie sous les rayons d'un soleil implacable. Aussi, on peut dire qu'un seul arbre a peuplé le désert. Ses fruits y créent non seulement l'aisance, mais la richesse.

Armand FERRERO
Bou-Saâda, le 13 février 1915
Poemes en Arabe et en Français
Auteur :Amari Mohamed
Un Poete à découvrir : il s'agit de l'ancien médersien AMARI Mohamed de Bou-Saada et qui, parallèlement à ce don de poétiser brillamment dans la langue de Molière ,il excelle dans la poésie arabe dialectale qui use d'images poétiques trés subtiles dans cette littérature privilégiée tenant de l'art expressif que n'évaluent que les connaisseurs en matière de conception d'imagerie poétique et de la consacration du verbe en linguistique propre à la culture du poète qui met ses dons en oeuvre..C'est un Boussaâdi attaché à sa ville et à son décor..le palmier, symbole de cette vie culturelle oasienne et le Mont Kerdada qui surplombe et embellit l'horizon de Bou-Saada constituent ses repères invariables et ainsi,.. ils ont bénéficié de son attention poétique..qui nous agrémente à notre tour..
Le Palmier
La Nakhla ou le palmier dattier par Amari Mohamed

Jeudi 08.06.2006

  La Nakhla ou le palmier dattier

…et Dieu décréta : tu seras nourricière !
Et tu dispenseras tes dattes sucrières
Tout au long de l’année aux braves oasiens
Mère originelle des végétaux anciens !

A tes pieds un tapis de sables éoliens
Se déroule onduleux aux confins de la terre
Tu soutires   ta sève occulte et désaltère
Ta soif inassouvie à   l’oued atlasien

Reine de l’oasis ! Tu domines la flore
Et la faune tapie se délecte du frais
Que prodigue ton ombre et l’humide marais
Où grouillent batraciens et autres limivores

Lassé de n’avoir pu transpercer le branchage
De ses rayons de feu le soleil tout en nage
S’enfonce doucement à l’horizon si beau
Dans une mare d’or où l’attend un bourreau

Et quand tombe le soir et quand de nulle part
Viennent au rendez – vous des oiseaux et des êtres
Au fond de ta ramure, cet invisible orchestre
S’ initie au pipeau puis sonne le départ .


Et c’est à cet instant qu’un vacarme infernal
S’active et s’amplifie : opéra vespéral !
Puis la nuit silençieuse étend sa noire   toile
Qui s’allume , tout doux , de mille et une étoiles .


Ce moment merveilleux est l’instant du bonheur
Où chaque fleur   défait sa corolle embaumée
D’où s’éxhale, le nard, le parfum et l’odeur
Du musc et du jasmin et la rose enflammée.

Octobre mois béni, mêle au vert de tes « frondes »
Les couleurs mordorées des régimes pesants
Où la datte engorgée de sucre mûrissant
S’active pour s’offrir comme une belle offrande .

Quand souffle conquérant le vent frais de l’automne
Les arbres des vergers voient leurs feuilles jaunir
Et puis se laisser choir   en ordre monotone
Sur le sol endurci pour enfin y pourrir .

Et toi non concernée par ce sort impérieux  
Seule tu garderas ton burnous de verdure
Et ton front bravera l’hiver et la froidure
Arbre du Paradis   , phoenix du Bon Dieu !

Te souviens-tu du jour où la Sainte Marie
Pressée par la douleur, guidée par Le Messie
Entendit dire : vas ! sous l’ombre du palmier
Secoues - en doucement le tronc et ce dattier

Sollicité qu’il est par la bonté divine
Laissa choir mollement ses dattes purpurines
Elle en mangea puit but et se rasséréna !
Touché par tant de grâce ainsi Dieu t'’honora

Arbre du paradis,Phoenix du Bon   Dieu
                                من تأليف الشاعر عماري محمد:
  النخلة
خلقك ربّ لعباده رزقك ثمــــــــرة           وعمّر بك أغواط البر الخـــــــــالي
فرّش لك بساط من رملة صفــــرة           وغطّى رأسك بسماء زرقاء نيــــلي
وما يقدر يعيش في هذه الصّحـراء           غير اللي يدخل في الظل العـــــالي  
تحت جريدك   صحيح يلقى مفــرا           من نار السّموم وكثرة الأهـــــــوال
يا سلطانة زاخرة وسط قفــــــــــر             ملكك واحة بين ديور الجبـــــــــال
يظهر لك من بعيد كالنقطة خضراء           تندّه على القافلة هيّا تعــــــــــــــالي
تأتيها بأجمالها عليها غبـــــــــــرة             عطشانة وكالّة من التّرحــــــــــال
تورد من ساقية ماءها صرصــارا           بجوار الفشتال والغزال الفـــــــــالي
  دونك جنة دانية أغصان وشجــرة             تتمايل بأثمارها في لعــــــــــلالي
توجد بالغلّة من قبل البكـــــــــــرة             وأنت عنها عاطفة يا دلـّـــــــــــالي
دانت قاع عبيد وأنتيّ حـــــــــــرّة             وعرشك في ذا البرّ لا له مثـــــالي
وكيحل الخريف عنها يا قـــــــدرة             تنفض تحت أغصانها الورق البالي
وما تبقي إلا أنت ديما خضــــــرة             وحضنك عراجين من الذهب الغالي
كنزالدقلة ضياءه يتبارق نـــــوره             وحصنه سرب يدق جاني ما يبــالي
والحاذق صبور يأخذ له حـــــــذر             يقطف من وسطه   شهد العسـّـــــال
هذا رزق العام يبقى له ذُخـــــــــرا           ما يجوعوا الأولاد وما يجوع عيالي          
رب في القران عدّد لي ذكــــــــرا             ومجّد طلعي في السماء باسق عالي
قصدتني مريم وهي في دحـــــــرة           في حضنها رسول وفىّ الآجـــــــال
خاطبها رب وأعطها أمــــــــــرا             كدخلت وهي آمنة تحت أظــــــلا لي
هزّت جذعي ناوية تأكل تمـــــرا             وأنا هي السّاخية بأمر العـــــــــــالي
سقطت عنها عافية رطبة سمراء             كلات وشربت بالهناء باسم الوالي
قرّت عين الصدّيقة وهي مسرورة             وهذا فضلي عند الله يا سوّالـــــــــي
L'Oued et sa Palmeraie
من تأليف الشاعر عماري محمد :   واد بوسعادة
  الأحد 04*06*2006
اسعد يا ذا الواد،   يحرسك كرداد، من عين الحسّاد، ما تنشف وما تغور
يا منبع الخير،   على بوسعادة غير، جود بلا تبذير، على واحة الحور
يا زمزم البلاد، نهدي لك الأنشاد،   يغنّوها الأولاد، وأنت يا مسرور
هذا عهد بعيد، وأنت في المفيد، والسخّي باليد، ما يبخل ما يدور
فجّر رب ماءك، واحنيا باحذاك، عمّرنا الأملاك، ودرنا عنها سور
سال على الأولاج ،   شاو الجنّة تاج، والنخّارة ماج،   ماءها صار بحور  
جادت بالخشبة،   وللظّهرة تجبى،   نقلها طلبة،   سكّان القصور
ساقوها للغيب،   للنّخلة وللطّيب،   توّق ثم تصيب،   حلوة ود قلة نور
عند رحاة امزاب،   فرقوا سديدك راب،   وعلى القبليّة جاب ، على جنّة وزهور
كوصل حوّاطة،   ثم الماء استوطأ ، وعلى السّاحة   غطّى،   تربة وزاد سيور
منبت الخضرة،   ثمّة مسطورة،   ولا خابت مرّة،   وجانيها ميسور
في جنان البطم،   ثمّة ماءك ختم،   وروى ذا المقسم ، المزروعة   والبور
محصول السّراوات،   طحنوه رحاوات،   والماء كالموجات ، على الرّوضات يمور  
كتشحّ السّماء،   وينقص فيك المّاء،   ينادوا الأئمة،   في جوامع ودشور
هيّا على الصّلاة،   هيّا يا فلاّح، ندّه على الفتّاح،   يأتينا بمطور
ما خيّب الآمال،   ربّ للي سال،   يأتينا في الحال،   بالواد المغمور
تنوّر الدّفلة،   والبهيمة تفلى،   وما أزينها حفلة،   عرس بلا طابور  
يا وادي يا حي ، ندعي لك الحي،   يا منبع الرّي، تبقي لي مستور                                      
قوّالك مدّاح،   وفي جوارك مرتاح ، طالب من الفتّاح، يسقّم له الأمور
محمّد اسمه ،وعمّاري أصله ، بوسعادة فصله وأنا لها شكور
                        ***La rivière de mon enfance   ***
Ô rivière de mon enfance
Tu berces toujours mon passé
Lorsque par moments d’insouciance
Je m’évade dans ce passé..
***
Je me revois longeant tes rives
Où verdoient les joncs effilés
A chaque pas des sons me suivent
D’êtres cachés ,compagnons gais..
***
Parfois ce sont des vols soudains
De sauterelles apeurées
Qui fusent au milieu d’essaims
D’insectes aux corps colorés..
***
Et la rainette au bord de l’eau
Tarde à plonger quand je m’approche
Pour se terrer bien sous la roche
En troublant tout autour les flots
***
Le crapaud à l’ombre, impavide
Coasse en feignant m’ignorer
Et sachant qu’il est abhorré
Il accentue toutes ses rides
***
Sur un li de galets brillants
S’écoule une onde claire et pure
Qui démêle la chevelure
du spirogyre à chaque instant..
***
Elle gargouille de plaisir
Quand elle chute dans la mare
Et les sons tentent mon désir
D’aller la boire et la reboire..
***
C’est dans la mare du moulin
Où le barbeau fraie et pullule
Et tout l’été chaque matin
Attend ,patient, la libellule..
***
Entends le bruit sourd du moulin
Hume l’odeur de la farine
Et la galette se dessine
Dans ton esprit, entre tes mains
***
Du haut de la grande cascade
Au milieu d’une cavalcade
S’èlèvent vers le firmament
De frais embruns par pans mouvants
***
Ah ! Que les   jours étaient splendides
Que le soleil était si beau !
Un vent léger, caresse humide,
Courait au milieu des roseaux..
***
Et chassait les vers lauriers roses
Qui montaient loin vers les vallons
Du Kerdada le sacré mont
Au pied duquel se repose

Bou-Saada la bienheureuse !!!...
Le Mont Kerdada
ou
La colline violette
Auteur : Amari Mohamed
LUNDI   26 .02.2007

                        KERDADA

J’ai toujours eu pour toi un amour ineffable
Mastodonte de bronze allongé sur le flanc
Tu sembles sommeiller mais ton cœur vigilant
Bat sans cesse depuis des temps interminables

Premier pli de l’Atlas qui s’érigea un jour
Inéluctablement sous de fortes contraintes
Tu domines l‘oued qui rafraîchit toujours
Ton piemont où naquit Bou-saâda la Sainte

Où sont passés les pins d’Alep et l’ oxycèdre
Qui ornaient ton front dur ? Où est le romarin ?
La lavande en épis où est l’odeur du thym ?
Dans tes ravins cachés où venaient s‘y perdre

Des troupeaux indolents de cerfs de Barbarie .
C’est ainsi que je vois dans l’ancienne Algérie
L’époque où tu vivais un faste non pareil
Dans mes rêves ailés quand je rêve en éveil

Ton bois c’est la cognée du gétule ahanant
Implacable qui vint au bout de ses essences
Le mouton hilalien sans aucune décence
Acheva le reste sous le pied et la dent  


Le soleil du midi hâle et brûle ton dos
Et le simmoun l’été te tourmente et déssèche
L’acheb qui verdissait, fugace, aux feuilles rêches
Chaque printemps depuis des temps immémoriaux .

Tu vois je viens souvent escalader tes flancs
Dénudés et leurs rocs aux lapiès tranchants
Brûlent mes doigts hardis et moi enfant rebelle
Semble dans ton giron chercher quelque mamelle

Mère de l’oasis que tu couves toujours
Regardes bien ta fille elle n’est plus la même
L’Oued qui l’abreuvait n’est plus ce troubadour
Qui chantait son amour et portait ton emblême

Ce n’est plus qu’un torrent noir et nauséabond
Et ses eaux bulleuses, aux miasmes putrides
Souillent sa bien-aimée, dégarnie qui se ride
Ce paradis se meurt …ô blasphème insolent..
من تأليف الشاعر عماري محمد :
كــــــــــــردادة
  14|04|03

يا ذا الكاف اللّي أنت ديما ممدود                 وعلى جنب فريد ما تغيّر حالك
عريان بلا ثوب لا   شجرة لا عـود               راقد بالنوم ما تدري قل لي مالك
شمس الصّيف شوات حجرك عادت سود       وفلّقها برد الشّتاء جليده هالك
جرف ترابك سيل المطر خدود خدود           وأنت صامد على البلاء وما على بالك
يا كردادة سمّوك جدود الجدود                   يوم أن حطّوا رحيلهم وردوا وادك
ذاك الواد اللّي من بكري مسعود                   مياه تزبرج مُتدفقة على ذفارك
رفدوها ناس العزم سدود سدود                   وفرقوها بين الدر وج اللي قبالك
صبحت جنّة زاهية نخلة ورود                   وسعدت بها بوسعادة على فألك
هذه مُدّة وأنت هنا من قبل هود                   وكتطل على بوسعادة تحلى لك
جاءوك فرسان على ظهر بعير وعود           ملّوا من التّرحال صبحوا جيرانك
وجاءوك أهل العلم نمورة وأسود                 دكّوا سوار الجهل هما عقّالك
وجاءوك خطّار من الأبعاد وفود وفود           سيدي ثامر خاواهم صاروا أولادك
وجاءك الهارب من وطنه حالف لا يعود       الهارب يمنع كيد خل تحت جلالك
أربعة عشر عرش في الرّجلة والجود         عمرت بهم أوطان من حول أحوالك
ذادوا عنك باللّزمية والبارود                     نساءهم بالزغاريد وأبنهم خيّالك
صلاّحك أربعين وعددهم معدود               عيّنهم سيدي ثامر عمّالك
ندعي ربّ يا كرداد والنّاس شهود           اللّي يأتي قاصدك ديما سالك
أنت علي عزيز والربّ المعبود               يستر أهلك من النّساء و من رجالك
وتبقى يا كرداد في عين الحسود             ويحضي رب بوسعادة على جالك
والشاعر مغروم وفي وطنه موجود         بوسعادة هي ليعته وهو دلالك
أكتب ميم وجرّها و أبقى مشدود               وزيد الميم الثانية أنا انسالك
و أكملها بالدّال تعرفني حمّود                 وعمّاري هي كنيتي جواب سؤالك
Bou-Saada
La cité du Bonheur
من تأليف الشاعر عماري محمد
بسم الله الرحمان الرحيم
:قصيدة  
بوسعادة هي الأم اللي ربات
سيدي ثامر بوسعادة بك بدأت
              الأربعاء 07.06.2006
خرجت انحوس يوم وأنا في وطني           شور الضلعة العالية فوق أسريات
جلست على شرشوف ننظر بعيوني         تحت أقدامي لبوسعادة هي بالذات        
نطق صوت خفيف بسره خاطبني           شاو القصة بوسعادة كيف بدأت ؟
ظنيتــــــــــــه هب الريح على أذني         وإلا حديث الروح تارة بالهمسات
وإلا جاني بالحضرة هاتف جــــني           وألقى في ذهني بعض الكلمات
لا هذا ولا ذاك وأنا في ظـــــــــني           سؤال المولوع بأصل الموجودات
سلت التاريخ بالعزم وأنا نبـــــــني           صورة في عقلي   وفي ذهني خيالات
قابلني لبعيد الأدهم يــــــدنـــــــــي           راكب فارس عن   ظهره داير خودات
والسيف المسلول في يده ثـــــــاني           و أراه يذود على الحرمة دون جنينات
والوادي المعلوم بمياهه تغــــــــني           متدفق ما بين الدفلة و   النخلات
عند العين الطاهرة ثمة جـــــــاني           بن ربيعه الشريف من واد الذهبيات
ونوى ودار الزاوية بسم الغــــــني           وأحيا ذاك الدين اللي ظنيته مات
يأمر بالمعروف وعلى المنكر ينهي         يلقي في الحديث و يفسر الآيات    
قدامه قناديز في الحلقة تثــــــــــني         و تمدح عن رسولها تحت الخيمات
بعد سنين قلائل نزل وصفانـــــــي         سيدي ثامر تاب ما يغزي غزوات
وحين وصل للشيخ وبلغ الأوان             سلم له البلاد وهدى له لقحـــــــات
وشرق للقبلة يزور المدانــــــــــــــي       يقضي فرض الحج ويزيده عمرات
وتوّز في المشروع للجامع يبني             سيدي ثامرزاوية فوق الصخرات      
جاءت تنهل إليه من كل الأوطــان           بعد ظلام الجهل هذا الأمة حيات
عروش الحرمة زيدهم في الحسبان         عمرت   بهم بوسعادة والواحـــــــات
أهل الهمة   صحيح ما فيهم دونـــي         فرسان اللوم في الزدمة وزيد الصنعات
فن الطرزة والخياطة سلبونــــــــي         الصدرة بالمجبود لبرنس السادات
والحداد رزين بالقــــــــــــوة يفني         هوناوي والزبرة تلغى بأصوات
يطرق في الحديد والشفرة تسنـــــــي     موس بلادي   في العالم عند شعات
صاح الخرازبالعزم قال أمهلــــــني       يا راعي الملجوم العودة وين غدات ؟
دير السرج جديد عنها واشكرني           والطرحة حمراء وزيد لها ركابات
صبحوا سكان ما فيهم برانـــــــــي         وعاشوا جيران كي الخاوة والخوتات
كل واحد معلوم بأصله حقانــــــــي       و بوسعادة هي الأم اللي ربــــــــات
واللي هاجر ليك وخلى بالعانــــــــي       وطنه ما يتلام درت له ليعــــــــات
يا عاشق البلاد ا صفح   و اعذرنـــي       خفت يطول القول وما زالت آهــــات
مسقط رأسي بوسعادة   هي وطـــــني     وسيدي ثامر بوسعادة بك بــــــــدأت
                      و بوسعادة هي الأم اللي ربات.
Histoire en vers de Bou-Saada la Sainte..
par Amari Mohamed
(début de poème arraché des mains de ce poète pour l'astreindre à le parachever par cette publication prématurée des quelques strophes entamées..)
***
Il était une fois ,un écrin de verdure
Un coin de paradis, un don de la nature
Où, une onde d’argent miroitait au soleil
Et semait sa lumière en reflets jusqu’au ciel
***
Il était une fois ,un chérif érudit,
Le bien nommé imam Ben Rabia slimane
Il quitta un beau jour,sa séguia océane,
Pour suivre son destin qui le mena ici.
***
Au pied de la colline,où la source pérenne
Versait ses eaux pures vers l’oued enchanteur,
Il s’arrêta et dit : « Mon Dieu, Mon Créateur,
Faites qu’en ce lieu-ci, je finirais ma peine ».
***
Il y dressa sa tente et élit domicile,
les gens petits et grands venaient de toutes parts
Psalmodier le Coran, le Verbe indélébile
Et saluer le prophète du matin jusqu’au soir…
L'Ecole coranique
Ici le poète Amari Mohamed toujours se souvient du temps où il était élève à l’école coranique
            La Récitation du CORAN
Lis au nom de Dieu, les mots sacrés du Livre,
Les versets révélés, rècite le Coran !
Et ton âme captive, enchainée au carcan,
A ton corps mortifié s’arrache et se délivre.
***
Elle ira par les voies éthérées, qui cheminent
Dans le ciel éternel, ouvert- à l’infini,
Où partout et ailleurs, la présence divine,
L’immerge en son sein,l’ »accueille et la bénit.
***
Noune et le calame ! Que les lettres s’écrivent
Sur la planche laquée d’argile et la main
De l’èlève assidû, calligraphe serein,
En accentue les traits et prolonge leurs rives.
***
Dans un bruit vrombissant, comme un essaim d’abeilles,
Il psalmodie les mots vers l’oreille qui veille
Du Maitre qui bafouille un instant puis répond,
En corrigeant l’erreur et redressant les sons.
***
A chaque opération ,il retient en mémoire
Les versets saints du Livre, et arrivant au bout
De la planche illustrée, il la mettra debout,
De suite, pour fixer ses arabesques noires.
***
Sitôt mémorisées elles seront lavées
Et la planche entamée sera recommencée
La « Table protégée », la mère du Coran,
Gardera ses versets à l’abri, hors du temps



Bou-Saada le 23 Avril 2009-04-28